Montreuil, France | AFP | mardi 01/04/2025 - Isolé à gauche depuis sa rupture avec LFI aux législatives, François Ruffin s'est remis en selle mardi soir avec un meeting à Montreuil, première étape d'une campagne pour "rebâtir une force" à gauche en vue de la présidentielle, pour laquelle il est "évidemment sur les rangs".
"C'est l'heure du grand match" et François Ruffin n'est "pas venu pour jouer". A deux ans de l'échéance, le Picard solitaire a choisi un bastion de gauche de la banlieue parisienne pour se lancer à "l'aventure" et dans la course à la présidentielle.
Pari improbable tant l'extrême droite et les populistes ont le vent en poupe. "Bien sûr que le monde va mal", mais "rien n'est perdu", a-t-il affirmé devant plusieurs centaines de personnes massées jusque sur le parvis d'une salle de spectacle bondée.
"C'est le moment des grands bouleversements et nous pouvons les saisir comme une chance de changement", a ajouté le député de la Somme, pour qui "le problème c'est pas la situation, c'est qu'il nous manque une force".
Une force contre "l'oligarchie qui se croit tout permis", et pour remplacer des "dirigeants archinuls" qui "ne veulent pas nous protéger", a insisté ce partisan des "barrières douanières" et autres "taxes aux frontières".
Protectionniste assumé, M. Ruffin a inauguré pour l'occasion son nouveau slogan, "Notre France", se revendiquant autant du Front populaire de Léon Blum que du non à la guerre d'Irak de Dominique de Villepin, refusant de "se taire quand tombent les bombes à Gaza" comme parce que "la place de Boualem Sansal n'est pas en prison".
Nouvelle posture censée permettre de l'emporter, à condition de ne pas compter sur "la magie de l'élection", mais d'adopter "une stratégie qui passe d'abord par l'unité à gauche".
Ensuite, "il faudra une incarnation" et "le moment venu je ne me cacherai pas derrière mon petit doigt avec des +on verra+. Est-ce que je suis sur les rangs? Evidemment", a-t-il affirmé sous des applaudissements nourris, quelques militants scandant même déjà "François président".
- Ebauche d'alliance -
Enthousiasme prématuré, puisqu'il faudra d'abord "desserrer l'étau à gauche entre les trop fous et les trop mous", et dans le pays "entre l'extrême droite et l'extrême argent", a-t-il prévenu. Autant d'obstacles à écarter "pour que rentre la lumière (que) nous devons rallumer".
Un message d'espoir et de remobilisation. Tel était donc l'objet de ce meeting en terrain conquis, dans la ville du communiste Patrice Bessac, à la tête d'une majorité "arc-en-ciel" incluant socialistes, écologistes et insoumis, preuve à ses yeux que "lorsque toute la gauche est rassemblée, ça marche".
Mot d'ordre d'unité repris et martelé par le député local Alexis Corbière, qui a exhorté son camp à désigner un "candidat commun dès le premier tour", à rebours des "vieilles stratégies".
"Assez de divisions!" a lancé l'ex-cadre mélenchoniste, lui aussi "purgé" l'été dernier, adressant au passage une pique à son ancien mentor: "Faire mieux, ce n'est pas faire vieux".
A leurs côtés, étaient également présents aux premiers rangs la députée Générations Sophie Taillé-Polian, l'apparenté socialiste Peio Dufau, le communiste Sébastien Jumel et l'écologiste Karima Delli.
Une ébauche d'alliance sans grandes figures, en attendant les rapprochements d'appareils. "Nous aurons un moment beaucoup plus collectif", assurait lundi devant des journalistes M. Ruffin, espérant aussi "qu'une volonté de travail commun sortira des congrès" des Ecologistes et du PS d'ici juin.
A ses sympathisants rassemblés à Montreuil mardi soir, qu'il a exhorté à "partir en campagne" pour "transformer la colère en espoir" et "porter de la joie", il a proposé de "se retrouver à l'été pour des états généraux" de cette tournée printanière. Puis après la pause estivale, quand "à la rentrée on aura notre équipe de France". A supposer qu'il se trouve des coéquipiers.
"C'est l'heure du grand match" et François Ruffin n'est "pas venu pour jouer". A deux ans de l'échéance, le Picard solitaire a choisi un bastion de gauche de la banlieue parisienne pour se lancer à "l'aventure" et dans la course à la présidentielle.
Pari improbable tant l'extrême droite et les populistes ont le vent en poupe. "Bien sûr que le monde va mal", mais "rien n'est perdu", a-t-il affirmé devant plusieurs centaines de personnes massées jusque sur le parvis d'une salle de spectacle bondée.
"C'est le moment des grands bouleversements et nous pouvons les saisir comme une chance de changement", a ajouté le député de la Somme, pour qui "le problème c'est pas la situation, c'est qu'il nous manque une force".
Une force contre "l'oligarchie qui se croit tout permis", et pour remplacer des "dirigeants archinuls" qui "ne veulent pas nous protéger", a insisté ce partisan des "barrières douanières" et autres "taxes aux frontières".
Protectionniste assumé, M. Ruffin a inauguré pour l'occasion son nouveau slogan, "Notre France", se revendiquant autant du Front populaire de Léon Blum que du non à la guerre d'Irak de Dominique de Villepin, refusant de "se taire quand tombent les bombes à Gaza" comme parce que "la place de Boualem Sansal n'est pas en prison".
Nouvelle posture censée permettre de l'emporter, à condition de ne pas compter sur "la magie de l'élection", mais d'adopter "une stratégie qui passe d'abord par l'unité à gauche".
Ensuite, "il faudra une incarnation" et "le moment venu je ne me cacherai pas derrière mon petit doigt avec des +on verra+. Est-ce que je suis sur les rangs? Evidemment", a-t-il affirmé sous des applaudissements nourris, quelques militants scandant même déjà "François président".
- Ebauche d'alliance -
Enthousiasme prématuré, puisqu'il faudra d'abord "desserrer l'étau à gauche entre les trop fous et les trop mous", et dans le pays "entre l'extrême droite et l'extrême argent", a-t-il prévenu. Autant d'obstacles à écarter "pour que rentre la lumière (que) nous devons rallumer".
Un message d'espoir et de remobilisation. Tel était donc l'objet de ce meeting en terrain conquis, dans la ville du communiste Patrice Bessac, à la tête d'une majorité "arc-en-ciel" incluant socialistes, écologistes et insoumis, preuve à ses yeux que "lorsque toute la gauche est rassemblée, ça marche".
Mot d'ordre d'unité repris et martelé par le député local Alexis Corbière, qui a exhorté son camp à désigner un "candidat commun dès le premier tour", à rebours des "vieilles stratégies".
"Assez de divisions!" a lancé l'ex-cadre mélenchoniste, lui aussi "purgé" l'été dernier, adressant au passage une pique à son ancien mentor: "Faire mieux, ce n'est pas faire vieux".
A leurs côtés, étaient également présents aux premiers rangs la députée Générations Sophie Taillé-Polian, l'apparenté socialiste Peio Dufau, le communiste Sébastien Jumel et l'écologiste Karima Delli.
Une ébauche d'alliance sans grandes figures, en attendant les rapprochements d'appareils. "Nous aurons un moment beaucoup plus collectif", assurait lundi devant des journalistes M. Ruffin, espérant aussi "qu'une volonté de travail commun sortira des congrès" des Ecologistes et du PS d'ici juin.
A ses sympathisants rassemblés à Montreuil mardi soir, qu'il a exhorté à "partir en campagne" pour "transformer la colère en espoir" et "porter de la joie", il a proposé de "se retrouver à l'été pour des états généraux" de cette tournée printanière. Puis après la pause estivale, quand "à la rentrée on aura notre équipe de France". A supposer qu'il se trouve des coéquipiers.