Tahiti, le 24 mars 2025 – Organisé en partenariat avec la fondation néo-zélandaise Blue Cradle, le sommet "Tiaki Moana" a officiellement été ouvert ce lundi matin à la présidence. Objectif : s'inspirer et inspirer en échangeant avec nos voisins du Pacifique sur les pratiques traditionnelles de conservation marine, à l'instar de notre rāhui (zones de pêches règlementées). Trois jours d'ateliers sont ensuite prévus à Moorea.
Le "Tiaki Moana" est un sommet organisé pour la première fois en Polynésie à l'initiative de la fondation Blue Cradle. "La fondation Blue Cradle, c'est un peu l'équivalent des fédérations de Rāhui qu'on a ici et qui participent donc beaucoup à tout ce qui est gestion et protection des ressources marines, mais gérées par les communautés", explique Mahanatea Garbutt, conseillère technique auprès du ministre en charge des Ressources marines et de l'Environnement Taivini Teai. C'est donc le "fil rouge" de cet événement qui est aussi organisé en partenariat avec le ministère des Ressources marines, du haut-commissariat, de l'ambassade des États-Unis, ou encore des Young Pacific Leaders.
Ce sommet a officiellement ouvert ce lundi matin à la présidence devant une centaine de représentants des différents pays du Pacifique comme l'Australie, la Nouvelle-Zélande, les Samoa américaines, la Nouvelle-Calédonie, Fidji, Tonga, Palau, les îles Cook pour ne citer qu'eux. Un moment clé qui vise à rassembler les communautés de 25 États insulaires du Pacifique pour intégrer et adapter les pratiques traditionnelles de conservation marine dans le cadre des autres mesures de conservation efficace par zones (AMCEZ). Cette première journée est dédiée aux interventions générales de chaque communauté sur différentes thématiques, comme l'intégration des savoirs locaux, l'exploration d'approches innovantes et durables ou le renforcement de la gouvernance marine pour les générations futures, l'idée étant de renforcer la coopération régionale et mondiale en matière de protection de l'océan Pacifique.
Une approche différente qui émane des communautés
"C'est une approche "bottom up", autrement dit des communautés qui proposeraient des solutions avec une approche différente de ce qu'on fait habituellement. Comme nous ici, ce sont les comités de gestion les zones de pêche règlementée (ZPR) qui proposent une règlementation qu'ils souhaiteraient voir appliquer", précise Mahanatea Garbutt. Piocher des idées chez nos voisins mais aussi les inspirer grâce à ces échanges et au partage d'expérience, c'est tout l'objectif de ce sommet qui va se poursuivre sous forme d'ateliers pendants trois jours au Criobe et au Te Fare Natura de Moorea.
L'objectif final étant de définir comment les dispositifs (rāhui, matai'tai, taiapure) locaux peuvent être reconnus à l'international en tant qu'AMCEZ pour pouvoir ensuite éventuellement débloquer des financements. "On manque de moyens de surveillance de ZPR (zone de pêche règlementée) donc j'espère que cette semaine d'échanges va venir répondre à ce besoin en tissant un maillage avec les comités de gestions qui surveillent déjà ces zones lagonaires. Mais pour l'instant, on ne peut pas assermenter ces personnes donc elles ne peuvent pas mettre d'amendes", explique ainsi Mahanatea Garbutt qui fonde donc beaucoup d'espoir dans les travaux qui émergeront de ce sommet.
Le "Tiaki Moana" est un sommet organisé pour la première fois en Polynésie à l'initiative de la fondation Blue Cradle. "La fondation Blue Cradle, c'est un peu l'équivalent des fédérations de Rāhui qu'on a ici et qui participent donc beaucoup à tout ce qui est gestion et protection des ressources marines, mais gérées par les communautés", explique Mahanatea Garbutt, conseillère technique auprès du ministre en charge des Ressources marines et de l'Environnement Taivini Teai. C'est donc le "fil rouge" de cet événement qui est aussi organisé en partenariat avec le ministère des Ressources marines, du haut-commissariat, de l'ambassade des États-Unis, ou encore des Young Pacific Leaders.
Ce sommet a officiellement ouvert ce lundi matin à la présidence devant une centaine de représentants des différents pays du Pacifique comme l'Australie, la Nouvelle-Zélande, les Samoa américaines, la Nouvelle-Calédonie, Fidji, Tonga, Palau, les îles Cook pour ne citer qu'eux. Un moment clé qui vise à rassembler les communautés de 25 États insulaires du Pacifique pour intégrer et adapter les pratiques traditionnelles de conservation marine dans le cadre des autres mesures de conservation efficace par zones (AMCEZ). Cette première journée est dédiée aux interventions générales de chaque communauté sur différentes thématiques, comme l'intégration des savoirs locaux, l'exploration d'approches innovantes et durables ou le renforcement de la gouvernance marine pour les générations futures, l'idée étant de renforcer la coopération régionale et mondiale en matière de protection de l'océan Pacifique.
Une approche différente qui émane des communautés
"C'est une approche "bottom up", autrement dit des communautés qui proposeraient des solutions avec une approche différente de ce qu'on fait habituellement. Comme nous ici, ce sont les comités de gestion les zones de pêche règlementée (ZPR) qui proposent une règlementation qu'ils souhaiteraient voir appliquer", précise Mahanatea Garbutt. Piocher des idées chez nos voisins mais aussi les inspirer grâce à ces échanges et au partage d'expérience, c'est tout l'objectif de ce sommet qui va se poursuivre sous forme d'ateliers pendants trois jours au Criobe et au Te Fare Natura de Moorea.
L'objectif final étant de définir comment les dispositifs (rāhui, matai'tai, taiapure) locaux peuvent être reconnus à l'international en tant qu'AMCEZ pour pouvoir ensuite éventuellement débloquer des financements. "On manque de moyens de surveillance de ZPR (zone de pêche règlementée) donc j'espère que cette semaine d'échanges va venir répondre à ce besoin en tissant un maillage avec les comités de gestions qui surveillent déjà ces zones lagonaires. Mais pour l'instant, on ne peut pas assermenter ces personnes donc elles ne peuvent pas mettre d'amendes", explique ainsi Mahanatea Garbutt qui fonde donc beaucoup d'espoir dans les travaux qui émergeront de ce sommet.