
Taivini Teai a participé à l’ouverture du séminaire sur l’économie circulaire organisé par l’Ademe au Musée de Tahiti et des îles.
Tahiti, le 11 février 2025 - Il va durer trois jours. Le séminaire de l'économie circulaire coorganisé par l'Ademe Polynésie et l'Ademe Nouvelle-Calédonie est en cours au Musée de Tahiti et des îles. Il réunit depuis mardi matin des élus, des entreprises et des associations qui sont invités à penser la production et la consommation autrement.
L'économie circulaire désigne un modèle économique dont l'objectif est de produire des biens et des services de manière durable, en limitant la consommation et les gaspillages de ressources (matières premières, eau, énergie) ainsi que la production des déchets. Elle s'oppose à l'économie linéaire qui consiste à extraire des ressources, fabriquer des biens ou service, utiliser, puis jeter. Si l'économie circulaire n'est pas une nouvelle notion, “elle n'est toujours pas assez mise en place”, regrette Caroline Nicolleau, représentante de l'Ademe Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna. Elle coorganise le séminaire dédié à l'économie circulaire qui a ouvert ses portes ce mardi matin pour trois jours au Musée de Tahiti et des îles. L'objectif, au-delà d'aborder le sujet via différents prismes est de “tisser des liens entre les acteurs”.
À chaque jour sa thématique (voir aussi l'encadré sur les leviers). Mardi, il était question d'écoconception, mercredi, place au réemploi, à la réparation et l'économie de la fonctionnalité. Jeudi enfin, c'est l'alimentation durable qui sera à l'honneur. “Nous présenteront les résultats d'une étude sur l'impact environnemental de l'alimentation”, annonce Caroline Nicolleau. Cette étude, menée dans tous les outremers, s'est intéressée à la composition des assiettes. En Polynésie, elle confirme que ces assiettes sont composées à 80% de produits importés. Autrement dit, le pays n'est qu'à 20% d'autonomie alimentaire. Par ailleurs, concernant les protéines, si la viande pèse pour 15% du poids de l'assiette, elle représente 60% de l'impact environnemental. “Il paraît donc important de végétaliser nos assiettes, même si le sujet est sensible, les messages doivent passer”, indique Caroline Nicolleau.
“On produit, on consomme puis on jette sans s'interroger”
Pour Taivini Teai, ministre de l’Agriculture, des Ressources marines, de l’Environnement, en charge de l’Alimentation, ce séminaire est une “suite logique”. Il a mentionné les sessions de la Convention des entreprises pour le climat (CEC) auxquelles le gouvernement a récemment participé. “Aujourd'hui, on produit, on consomme puis on jette sans s'interroger.” Participer à ce séminaire “fait sens” pour le ministre qui a évoqué le biomimétisme.
Selon l'Organisation internationale de normalisation (ISO) le biomimétisme est une “philosophie, une approche conceptuelle interdisciplinaire prenant pour modèle la nature afin de relever les défis du développement durable”. Sensible à l'approche, Taivini Teai, rappelle que “dans la nature, il n'y a pas de déchets. Tout est régénéré, recyclé”. Il est “crucial de réfléchir dès à présent à nos modes d'économie”. Il questionne même le terme de “déchet” qui serait mal approprié lui préférant celui de “coproduit”.
“Le défi est de taille”, reconnaît le ministre, “mais nous devons être plus résilients et autonomes”. Il a annoncé l'adoption sous peu du Schéma territorial de prévention et de gestion des déchets de la Polynésie française et le lancement de Tavivat, le projet alimentaire qui vise à intégrer plus de 25% de produits vivriers (banane, taro, fē’ī, taruā, māniota, ‘ūmara, māpē…) dans la part des aliments servis en restauration scolaire du 1er degré.
Pendant les trois jours de séminaire, plusieurs intervenants se relaieront. Des ateliers seront aussi organisés pour envisager des actions et solutions concrètes.
L'économie circulaire désigne un modèle économique dont l'objectif est de produire des biens et des services de manière durable, en limitant la consommation et les gaspillages de ressources (matières premières, eau, énergie) ainsi que la production des déchets. Elle s'oppose à l'économie linéaire qui consiste à extraire des ressources, fabriquer des biens ou service, utiliser, puis jeter. Si l'économie circulaire n'est pas une nouvelle notion, “elle n'est toujours pas assez mise en place”, regrette Caroline Nicolleau, représentante de l'Ademe Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna. Elle coorganise le séminaire dédié à l'économie circulaire qui a ouvert ses portes ce mardi matin pour trois jours au Musée de Tahiti et des îles. L'objectif, au-delà d'aborder le sujet via différents prismes est de “tisser des liens entre les acteurs”.
À chaque jour sa thématique (voir aussi l'encadré sur les leviers). Mardi, il était question d'écoconception, mercredi, place au réemploi, à la réparation et l'économie de la fonctionnalité. Jeudi enfin, c'est l'alimentation durable qui sera à l'honneur. “Nous présenteront les résultats d'une étude sur l'impact environnemental de l'alimentation”, annonce Caroline Nicolleau. Cette étude, menée dans tous les outremers, s'est intéressée à la composition des assiettes. En Polynésie, elle confirme que ces assiettes sont composées à 80% de produits importés. Autrement dit, le pays n'est qu'à 20% d'autonomie alimentaire. Par ailleurs, concernant les protéines, si la viande pèse pour 15% du poids de l'assiette, elle représente 60% de l'impact environnemental. “Il paraît donc important de végétaliser nos assiettes, même si le sujet est sensible, les messages doivent passer”, indique Caroline Nicolleau.
“On produit, on consomme puis on jette sans s'interroger”
Pour Taivini Teai, ministre de l’Agriculture, des Ressources marines, de l’Environnement, en charge de l’Alimentation, ce séminaire est une “suite logique”. Il a mentionné les sessions de la Convention des entreprises pour le climat (CEC) auxquelles le gouvernement a récemment participé. “Aujourd'hui, on produit, on consomme puis on jette sans s'interroger.” Participer à ce séminaire “fait sens” pour le ministre qui a évoqué le biomimétisme.
Selon l'Organisation internationale de normalisation (ISO) le biomimétisme est une “philosophie, une approche conceptuelle interdisciplinaire prenant pour modèle la nature afin de relever les défis du développement durable”. Sensible à l'approche, Taivini Teai, rappelle que “dans la nature, il n'y a pas de déchets. Tout est régénéré, recyclé”. Il est “crucial de réfléchir dès à présent à nos modes d'économie”. Il questionne même le terme de “déchet” qui serait mal approprié lui préférant celui de “coproduit”.
“Le défi est de taille”, reconnaît le ministre, “mais nous devons être plus résilients et autonomes”. Il a annoncé l'adoption sous peu du Schéma territorial de prévention et de gestion des déchets de la Polynésie française et le lancement de Tavivat, le projet alimentaire qui vise à intégrer plus de 25% de produits vivriers (banane, taro, fē’ī, taruā, māniota, ‘ūmara, māpē…) dans la part des aliments servis en restauration scolaire du 1er degré.
Pendant les trois jours de séminaire, plusieurs intervenants se relaieront. Des ateliers seront aussi organisés pour envisager des actions et solutions concrètes.
Les leviers de l'économie circulaire
La transition vers l’économie circulaire nécessite de progresser dans plusieurs domaines :
Source : portail notre-environnement.
La transition vers l’économie circulaire nécessite de progresser dans plusieurs domaines :
- L’approvisionnement durable : prendre en compte les impacts environnementaux et sociaux des ressources utilisées, en particulier ceux associés à leur extraction et exploitation ;
- L’écoconception : prendre en compte des impacts environnementaux sur l’ensemble du cycle de vie d’un produit et les intégrer dès sa conception ;
- L’écologie industrielle et territoriale : mettre en synergie et mutualiser entre plusieurs acteurs économiques les flux de matières, d’énergie, d’eau, les infrastructures, les biens ou encore les services afin d’optimiser l’utilisation des ressources sur un territoire ;
- L’économie de la fonctionnalité : privilégier l’usage à la possession ; vendre une performance d’usage plutôt qu’un service ou un bien ; développer la coopération entre acteurs ;
- la consommation responsable : prendre en compte les impacts environnementaux et sociaux à toutes les étapes du cycle de vie du produit dans les choix d’achat, que l’acheteur soit public ou privé ;
- L’allongement de la durée d’usage des produits par le recours à la réparation, à la vente ou à l’achat d’occasion, par le don, dans le cadre du réemploi et de la réutilisation ;
- L’amélioration de la prévention, de la gestion et du recyclage des déchets, y compris en réinjectant et réutilisant les matières issues des déchets dans le cycle économique.
Source : portail notre-environnement.